Accueil > Une question ? un problème ? >> Chauve-souris blessée

Chauve-souris blessée

Vous avez trouvé une chauve-souris blessée :
Le tout premier réflexe est d’être sûr que l’animal est bien en danger.
Une chauve-souris au sol, dans un caniveau, au pied d’un mur, ou en plein soleil est très probablement en péril. En revanche une chauve-souris paisiblement accrochée entre deux chevrons sous une avancée de toit est dans son élément naturel et c’est certainement un Murin à oreilles échancrées.
Dans le cas d’un animal blessé munissez vous tout d’abord d’une paire de gants épais (type gants de jardinage) et transférez délicatement le petit animal dans une boite bien fermée type boite à chaussure, il n’est pas utile de faire des trous dans le couvercle. Si vous n’avez pas de gants vous pouvez pousser la chauve-souris vers une plaque de carton qui vous servira de ramasse chauve-souris. Soyez délicat, l’animal est fragile. Vous pouvez placer dans la boite un petit abreuvoir (couvercle de petit pot avec une cuillère à soupe d’eau dedans). Placez là au frais (cave, appentis…) et contactez au plus vite un centre de soins spécialisé ou un membre du réseau chiroptères figurant sur la page réseau du site.
 

Jeune pipistrelle
Jeune pipistrelle

Vous avez trouvé un bébé chauve-souris abandonné
La présence d’un pelage dorsal long et fourni doit orienter vers un animal adulte, affaibli ou blessé. Pour un vrai bébé, gris-rose au poil bien ras, le mieux est toujours de tenter de le replacer au sein de sa colonie, souvent à l’aplomb du lieu de découverte, car sa mère n’est jamais bien loin. Pour les Pipistrelles, le trou d’envol est identifiable par les petites crottes noires qui en constellent les abords. Le jeune placé à quelques centimètres du trou remontera de lui-même sous le toit d’où il est tombé. Les petits dont on ne retrouve pas la colonie doivent être acheminés vers un centre de soins.
La toute petite taille des Pipistrelles surprend et à toute période de l’année elles risquent d'être qualifiées de bébés. Il faut savoir que les jeunes non volants ne se rencontrent qu'aux mois de juin et juillet.

DES NOUVELLES DU CENTRE DE SOINS DU MUSEUM DE BOURGES

Un Grand murin, découvert le 15 février 2012 dans une carrière souterraine du Cher et porteur du WNS, est mort après plus de 3 ans de captivité. Le WNS, ou syndrome du nez blanc, est un champignon parasite qui tue les chauves-souris cavernicoles nord-américaines alors qu’il ne provoque pas de mortalité en Europe. Cette très vieille femelle avait des lésions alaires importantes l’empêchant de voler. Malgré une retraite paisible, son aile ne s’était jamais reconstituée, probablement à cause de son grand âge.
Phénomène étonnant, chaque hiver d’autres individus de la même espèce, montrant un museau blanc typique de la présence du champignon, sont toujours localisés dans la même petite cavité où avait été trouvée notre vieille chauve-souris. Mais ceux-ci repartent sans problème chaque printemps vers leurs destinations estivales.

Une bande en dévidoir d’un mètre de long, placé dans une véranda a capturé un Oreillard méridional attiré par le bourdonnement des mouches collées au piège. Comme à l’accoutumée, la chauve-souris s’est rapidement retrouvée prisonnière de la glue. L’oreillard avait une aile prise, ainsi que la totalité du cou. Secouru par les propriétaires de la maison, il a été acheminé au centre de soins du muséum de Bourges et débarrassé des matières collantes adhérentes aux membranes et tonsuré au niveau du cou pour enlever l’amas de colle le plus important. Il a pu être relâché après un bon nettoyage et s’est montré bien volant, tel un Oreillard normal. Les propriétaires ont décidé d’entourer le papier tue-mouches d’une bande de plastique à large maille, en forme de tube, laissant passer les insectes mais empêchant toute approche des chauves-souris (voir la photo présentée à la page concernant les menaces).

Les chauves-souris en centre de soins, victimes de fractures des os de la main, qu’il s’agisse de l’avant-bras ou d’une phalange, montrent quelquefois un comportement déconcertant pour leurs soigneurs : elles s’automutilent en se rongeant les membranes alaires autour de la blessure, voire sectionnent l’os abimé. On ne sait pas si ce comportement est dû à une douleur ou à une démangeaison aiguë, mais elles compromettent définitivement toute chance d’être relâchées dans le milieu naturel quand elles sectionnent l’os, ou se condamnent à de nombreux mois de captivité quand elles s'attaquent à leur membrane, le temps que le patagium puisse « repousser », car celui-ci repousse grâce à ses grands pouvoirs de reconstitution, même sur de grandes surfaces. 

Le réseau d'aide

Sérotine bicolore en centre de soins

Mentions légales|Crédits|Plan du site

Copyright © 2009 Muséum d'histoire naturelle de Bourges