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Le Vautour moine

 

Numéro d’inventaire 2005.6.1

1 - Biologie
2 - Biogéographie et statut de conservation
3 - Références scientifiques et techniques (Taxidermie)
4 - Éléments d’histoire liés au spécimen
5 - Usages muséographiques ou pédagogiques
6 - Aspects légaux

1 - Biologie

Espèce Aegypius monachus (Linné, 1766), femelle adulte captive (bague d’élevage F85 / 0243, sexe déterminé par endoscopie). Morte probablement de vieillesse. L’autopsie a montré la présence d’un colibacille sur 3 organes, des traces anciennes de rachitisme (chapelet costal prononcé) et des « lésions d’infections sûrement anciennes ».

2 - Biogéographie et statut de conservation

Ce spécimen est relativement bien documenté. Animal arrivé au parc d’attraction du Puy-du-Fou le 4 avril 1994 où il est mort le 2 juin de la même année. Il venait d’un élevage belge.
 
Cette espèce est classée Near Threatened par l’IUCN, mais ses effectifs sont en diminution (voir carte de répartition). L’espèce fait l’objet d’un programme d’élevage et les populations sauvages françaises sont le fruit de réintroductions.

3 - Références scientifiques et techniques (taxidermie)

Ce spécimen n’a fait l’objet d’aucune publication.
 
Taxidermie
Naturalisé gracieusement par Gilles Becquet, considéré comme l’un des meilleurs taxidermistes d’oiseaux de France, en 2004. 
 
Anecdote : la patte droite avait été conservée au Puy-du-Fou depuis la mort de l’animal et n’avait pas été transmise avec le cadavre en 2001. Elle a été renvoyée et ajoutée au montage définitif du spécimen en 2004 !

4 - Éléments d’histoire liés au spécimen

Spécimen naturalisé en 2004 pour le muséum car l’institution n’avait pas de représentant de cette espèce dans ses collections.

5 - Usages muséographiques ou pédagogiques

Ce spécimen sert d’illustration pour son espèce, dans le cadre d’animations temporaires et pour la pédagogie.

6 - Aspects légaux

Cette espèce est inscrite sur la liste des oiseaux protégés (arrêté du 29 octobre 2009). Il est donc interdit, en tout temps et en tout lieu, qu’il soit vivant ou mort, de transporter, naturaliser, exposer et faire commerce d’un spécimen (tout ou partie) de cette espèce collecté après le 1er juin 1947. Pour pouvoir le transporter et le faire naturaliser, le muséum a bénéficié d’un arrêté préfectoral par la préfecture du Cher.

Anecdote : le muséum a bénéficié en fait de deux arrêtés. Le premier daté de 2002 n’étant valable que deux ans, il fallut le renouveler en 2004, date effective de sa naturalisation.

À cette période, l’arrêté du 26 novembre 2013 fixant les conditions d’une dérogation à la naturalisation et la qualité attendue de la taxidermie n’était pas encore en vigueur mais ce spécimen répond parfaitement aux spécifications de l’article 6 :

« - il doit y avoir une bonne adaptation entre le mannequin et la peau,
- les proportions du spécimen doivent être respectées,
- les caractéristiques biologiques de l'espèce à laquelle appartient le spécimen doivent être respectées y compris dans la scénographie,
- les attitudes de l'animal, en particulier dans ses appuis, doivent être respectées »

Cette espèce est également reprise par la Convention de Washington (ou CITES : Convention on International Trade of Endangered Species) et sa transposition dans le droit européen : le Règlement (CE) n°338/97. Cette convention régit uniquement le commerce des espèces et celles classées en annexe I (ou A pour l’Europe) sont interdites d’échanges commerciaux sauf dérogations matérialisées par un C.I.C. (Certificat Intra-Communautaire), délivrées en France par une DREAL. La convention de Washington classe le Vautour moine en annexe II (activité commerciale réglementée) alors que l’Europe est plus restrictive et le classe dans son annexe A, interdisant l’activité commerciale, tout comme l’annexe I.

Selon la définition de l’ICOM, un muséum est à but non lucratif mais l’administration considère l’entrée payante comme une activité commerciale. Dans ce cas, pour pouvoir exposer ce spécimen, un C.I.C. est nécessaire, comme pour tous les spécimens repris en annexe I ou A. Le C.I.C. de notre spécimen porte le n° FR-0501800834-K et a été accordé par la DREAL d’Orléans. 

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